Inondations et intempéries à Cannes – La limite des modèles météo n’est pas une fatalité

Intempéries orage pluie

Ce week-end des événements climatiques dramatiques se sont encore déroulés dans le sud de la France, à Cannes notamment.

Ils n’avaient pas été prévus avec une telle intensité et cela a causé des dégâts matériels et surtout humains.

Les prévisionnistes de Météo France nous disent qu’il est impossible de prévoir  un tel phénomène.

« Aujourd’hui nos modèles ne nous donnent pas la possibilité de prévoir qu’on aura 100 mm entre 20h et 21h ou entre 21h et 22h »

Cyrille Honoré, Météo France

Les limites des modèles météo

Effectivement les modèles météo ont leurs limites. Les phénomènes météo mettent en jeu un nombre incalculable de données qui mettent du temps à être agrégées pour produire des prévisions justes et plus ou moins précises. Il faut en effet plusieurs heures à de supers calculateurs pour prendre en compte des données extrêmement complexes et pour en déduire l’évolution dans les prochaines heures.

Il y a une forme de fatalisme dans le discours des prévisionnistes. Ils pointent du doigt les limites de ces modèles météo et font le constat de manière quasi unanime qu’il est difficile de faire mieux.

Une météo plus juste et plus précise est-elle possible ?

Des ingénieurs et des chercheurs ont déjà réfléchi à mettre en place des outils de mesure plus fins pour réduire les approximations des prévisions météo actuelles.

D’autres solutions existent pour renouveler complètement la prévision météo. Chez Wezr, nous travaillons sur une nouvelle manière de faire des prévisions météo.

Nous pensons, à raison, qu’élaborer des prévisions plus justes et surtout plus précises est possible. Mais il faut sortir du schéma actuel datant de 1970 et utiliser les nombreux outils issus du web, des Big data et de l’Internet des Objets pour repenser fondamentalement les techniques de prévision.

Nous travaillons avec acharnement à la conception de cette nouvelle météo pour être capable à l’avenir de prédire avec une grande précision les phénomènes climatiques.

Nous travaillons sur la capacité  d’assimiler les dernières données d’observation à la volée et ainsi de mettre à jour notre modèle météo en temps réel et en continu.
Les modèles classiques actuels sont mis à jour toutes les 6 heures (ou au mieux toutes les heures). Ils ne peuvent pas prendre en compte une variation du vent de « dernière minute ».

Un orage devient statique parce que le vent ne le pousse plus. L’orage étant statique, les cumuls de pluie vont forcément être beaucoup plus élevés que prévu.

Prendre immédiatement cette information en compte (le vent qui devient nul) permet d’ajuster le modèle et de le faire coller à cette nouvelle réalité immédiatement.

Nous testons ce nouvel outil (composé d’un capteur connecté, d’un algorithme nouvelle génération et de crowdsourcing) depuis le début d’année. Les résultats sont très encourageants et nous permettent d’être beaucoup plus optimistes que le discours actuel sur les prévisions météo.

Source : Ouest France, France 2, Le Monde, Wezr

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